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Juin 19

C’est dans la nuit du 16 au 17 juin que le célèbre magazine spécialisé dans le cinéma de « genre » a décidé de fêter ses 40 ans d’existence, et ce de la meilleure façon qu’il soit : par une nuit complète de projection de films cultes.

4 décennies, 4 films incontournables, et une avant-première exclusive, voilà ce que j’appelle un bon programme !

Et ça démarre très très fort par Maniac 2012, remake du film de 1980. Réalisé par Franck Khalfoun, sur un scénario d’Alexandre Aja et Grégory Levasseur, cette histoire de psychopathe fétichiste de scalps féminins (miam) met en scène un Elijah Wood méconnaissable. Enfin, pas tant que ça si on repense à son rôle dans Sin City, à croire que le gentil Hobbit a pris goût au sang…

Sans avoir vu l’original, je ne peux donc pas comparer ; tout ce que je peux dire c’est que j’ai adoré cette version. Le parti pris de la caméra subjective pouvait sembler casse-gueule, mais il est ici remarquablement bien utilisé, notamment dans les scènes de malaises et de nausées de Frank, le « héros ».
Présenté cette année hors compétition à Cannes, nul doute qu’il a du faire sensation…

On plonge ensuite dans les années 70 avec Massacre à la Tronçonneuse (The Texas Chainsaw Massacre), sorti en 1974 et réalisé par Tobe Hooper.

Ça faisait un bon moment que je ne l’avais pas vu et, en toute franchise, il a beaucoup vieilli. La demi-heure d’hystérie de la dernière survivante m’a paru être interminable. Le doublage français est à la limite du ridicule, mais là c’est bien l’époque qu’il faut blâmer, ce n’est pas le premier Star Wars qui me contredira…
Je me souviens avoir bien aimé le remake sorti en 2003, mais je ne l’ai jamais revu depuis et je ne suis pas sûre qu’il fasse désormais le poids face à la vague d’excellents remakes auxquels nous avons eu droit depuis, Halloween et La Colline a des Yeux en tête…

Allez, on enchaîne avec les années 80 et le cultissime New York 1997 (Escape from New York) réalisé par John Carpenter en 1981.

Aahh, Snake Plissken !! Le personnage qui a inspiré Hideo Kojima pour son Metal Gear ! Le casting de folaïe : Kurt « Badass » Russel, Lee Van Cleef, Isaac Hayes, et même Ernest Borgnine (oui, oui, le vieux dans Supercopter) !
Un scénario incroyable ! 1997, le futur : l’avion du Président est détourné par des terroristes et s’écrase sur l’île prison de Manhattan. On charge un ancien membre des Forces Spéciales ayant mal tourné de le ramener sain et sauf, ainsi que sa malette contenant des secrets nucléaires.
New York 1997 est un film que j’adore, tout comme sa suite et copie conforme Los Angeles 2013. Le sérieux et premier degré de l’époque ont aujourd’hui le goût d’une friandise douce-amère.
Carpenter reste également l’un de mes réalisateurs cultes ; je ne citerai que Halloween, Invasion Los Angeles et Vampires pour faire court. Ah si, et Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin, faut pas l’oublier.

Du culte, du culte, et encore du culte avec Starship Troopers (1997) de Paul Verhoeven !

Celui-là je suis allée le voir au cinéma à sa sortie. Je l’ai tout de suite classé dans « les films que je reverrai en boucle jusqu’à ce que mort s’en suive », avec Robocop et Total « 2 semaines » Recall, du même Verhoeven.
Comment certains ont fait pour ne pas voir l’immense ironie de ce film ? Cette propagande militaire, ce patriotisme outrancier, ces acteurs tout droit sortis de sitcom mielleux ? Casper van Dien et Denise Richards ont trouvé là le meilleur rôle de leur carrière, en incarnant les plus beaux « Ken et Barbie en Irak » de l’histoire du cinéma.
Je n’ai jamais osé voir les suites qui ont été commises (paraît-il que le 3 est regardable) ; en aurais-je un jour le courage ?

Et enfin, cerise sur le gros gâteau, célébrons les années 2000 avec Shaun of the Dead (2004) d’Edgar Wright.

Excellente idée de terminer ce marathon par une comédie ! À la fois parodie et hommage, ce film anglais m’a fait découvrir avec bonheur Simon Pegg et Nick Frost, à voir également dans les excellents Hot Fuzz et Paul.
Voici donc Shaun et son boulet de pote Ed en proie à une invasion de zombies dans leur morne banlieue londonienne, tentant avant tout de reconquérir sa petite amie Liz. Elle qui était lassée de leur petite vie monotone…
Shaun of the Dead est une pure comédie comme seuls les Anglais savent les faire, à consommer avec la même immodération que les glaces dont les héros raffolent.

S’achève donc ici cette formidable nuit anniversaire, que je n’aurais ratée pour rien au monde. J’espère que Mad Movies fera encore mieux pour ses 50 ans !!

Et d’ici là peut-être que les sièges des salles de cinéma seront devenus confortables…

écrit par Force Rose

5 réponses à “Soirée des 40 ans de Mad Movies”

  1. phulos s'exprime :

    Bien bien bien, ce petit blog personnel ! Manque un peu de rose, nan ? ^^

    Je n’y avais encore jamais mis le clavier, je l’avoue. Aussi cette Grande Première me permet de venir te saluer (salut, donc) et surtout de te féliciter pour tes efforts à la création de la nouvelle maquette de Joystick qui, à elle seule, aura su tirer assez violemment sur mon nerf optique pour me pousser à acheter pour la première fois de ma vie un magazine JV spécialisé PC ! Alors qu’il y avait un panda de merde en première !!
    Qu’une chose à dire : chapeau, l’harpiste ! ^^

    40 piges, dîtes-donc : ça en fait de la notule à deux balles !
    J’imagine que la salle devait être blindée toute la nuit de joyeux connards ? J’aurais bien voulu être là ! ^^ Même si, sans vouloir trop faire le blasé, je suis assez déçu de la programmation finalement… C’est moi ou ça manquait autant de surprises qu’un E3 ? ^^

    Tu parles des petites oeuvres cinoche de Pegg & Frost. J’avoue ne pas les avoir toutes visionnées, mais mon petit doigt me dit qu’aucune ne déclassera jamais la série Spaced, des même créateurs, sortie il y a poufff… au moins un quart de vie de Mad Movies ! ^^ Je te conseille de vite jeter un oeil sur ce grand délire d’une vingtaine d’épisodes si tu n’en as jamais eu l’occasion !

    Bravo encore, à toi et au reste de la rédac, pour le boulot que vous avez fourni ces derniers mois ! J’espère de tout coeur que ce sera (voire que c’est déjà) payant !

    A plus, Force « dont je ne connais pas le prénom » Rose ! ^^

  2. Force Rose s'exprime :

    Merci à toi pour toutes ces gentilles choses !
    On m’a déjà vanté les mérites de Spaced, et je pense aussi qu’il serait grand temps que je m’y intéresse de plus près.
    J’ai totalement oublié de dire qu’il y avait des bien belles bandes annonces entre chaque film, qu’il s’agisse de films über cultes (Terminator ou Robocop), d’ovnis totalement barrés, voire même… du film de Patrick Sébastien, le seul et l’unique !
    Merci encore à toi, je ne manquerai pas de transmettre à mes petits camarades. 🙂

  3. Diraen s'exprime :

    Non mais pour les Starship Troopers, passe ton tour. Je suis certaine que tu as mieux à faire des 1 heure et demi de ta vie que tu sacrieferais en visionnage.
    Parce que ne nous leurrons pas, j’ai vu le 2 et de toute évidence, personne n’avait saisit l’aspect parodique instillé par Verhoeven dans le premier.
    Du coup, ils ont repris tous les éléments, mais au premier degré. Avec des acteurs mauvais. Et un scénario… a pleurer.
    En fait, j’essaie encore d’oublier…

  4. Diraen s'exprime :

    PS : pour les 50 ans, je veux bien t’accompagner hein 🙂

  5. Donkikon s'exprime :

    Bonne série de films, ça me donne justement envie de me refaire Starship et 1997.

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