Trop cool pour Internet Explorer
Mar 28

Impossible d’échapper au grand come back d’Alice, la fillette trop curieuse qui ne devrait pas manger et boire tout ce qui lui tombe sous la main, de retour cette fois-ci devant la caméra de Tim Burton.

Je ne ferai pas de critique détaillée du film (pour ça, allez voir chez Diraen) ; pour faire court, j’ai adoré.

Pas de surprise, l’univers de Lewis Caroll est fait sur mesure pour Tim Burton. Pas de surprise non plus du côté de Johnny Depp, qui est du coup le personnage le plus anecdotique du film. Helena Bohnam Carter est une Reine de Cœur formidablement détestable. Anne Hathaway en Reine Blanche m’a vraiment donné l’impression d’être un clone de Lisa Marie, l’ancienne compagne du réalisateur.

C’est un compliment : j’ai toujours apprécié ses apparitions et son jeu si décalé (la femme extra-terrestre dans Mars Attacks, la mère d’Ichabod Crane dans Sleepy Hollow, Vampira dans Ed Wood…), mais j’ai comme l’impression que le cliché pris à l’occasion du Nars 15×15 Project, pour célébrer le quinzième anniversaire de la marque de cosmétique de François Nars, ne va pas vraiment me contredire…

Bref, la vraie surprise pour moi est venue de Mia Wasikowska, la jeune interprète d’Alice (et oui, j’ai le droit de dire d’une fille qui est née en 1989 que c’est une gamine). Je l’ai trouvée tout à fait juste dans son interprétation, à la fois calme et distinguée, finalement pas plus étonnée de l’étrangeté d’Underworld que de celle de la société victorienne où elle est née.

Et c’est là que débute ma réflexion : comment s’approprier un personnage aussi célèbre qu’Alice ? Comment faire la différence avec toutes les autres Alice qui ont précédé ?

#
La plupart des gens normaux, eux, se souviennent surtout de la version de Walt Disney, sortie en 1951. Et bien honnêtement, je n’ai aucun souvenir de l’avoir déjà vu !

Je me suis toujours dit que c’est le design de cette Alice « disneyienne » qui avait inspiré toutes les représentations modernes du personnage, mais à en juger par les gravures de l’époque, ce sont bien les dessin de Sir John Tenniel qui ont donné à notre Alice son si célèbre look.

Personnellement, la première Alice à laquelle je pense est celle du dessin animé germano-japonais Fushigi no Kuni no Alice qui passait sur la 5 quand j’étais petite : une Alice vêtue de rouge accompagnée de son lapin blanc Benny Bunny, un générique entêtant… je suis une vraie enfant de la télé, je n’ai plus besoin de la prouver, je crois !
Le dessinateur Jeffrey Thomas, alias Jeftoon, s’est justement fait connaître avec sa série des Twisted Princess, où il revisite les princesses Disney façon « creepy » et macabre.
La jeune Alice en fait bien sûr partie.

#
On retrouve également ce côté sanglant et cauchemardesque dans le jeu vidéo American McGee’s Alice édité par Electronic Arts en 2000. Aux totales antipodes de la froufroutante version Barbie de Mattel et de ses faux airs d’héroïne de teenage movies.

Si Mia Wasikowska réussit donc à se démarquer en tant qu’Alice en chair et en os tout à fait crédible et charmante, on doit également au studio Etrange Libellule, qui a développé les jeux tirés du film, une bien belle performance.

Déjà du côté de la version Wii, où l’univers du film est très bien retranscrit. Les graphismes sont vraiment largement au dessus de ce à quoi la console de Nintendo nous avait habitués, la jouabilité tire très bien parti du duo Wiimote / Nunchuk, et le gameplay, qui nous oblige à jongler entre les différente capacités des personnages un peu façon Lego Star Wars, est très réussi.

Si on évite donc l’énième jeu à licence vite fait / mal fait, ce qui est en soi tellement appréciable, c’est pour moi la version DS qui mérite vraiment qu’on s’y attarde, du point de vue de l’interprétation graphique, j’entends.

Partant du constat que la petite portable ne tiendrait pas le choc, les développeurs ont décidé de partir dans une direction artistique totalement différente. Et grand bien leur a pris : le résultat est magnifique !


Il semblerait que Tim Burton lui-même ait grandement apprécié cette adaptation, ce qui n’est guère étonnant de la part du papa d’Oyster Boy et de Beetlejuice.

Je n’ai bien-sûr pas pu parler de toutes les adaptation d’Alice au Pays des Merveilles, seulement celles qui m’ont le plus marquées ; si vous en connaissez d’autres qui valent le détour, n’hésitez pas à dévoiler vos sources !

Vous pouvez aussi jeter un coup d’œil chez Nalexa et Diraen (version Wii et version DS) pour avoir plus de détails sur les jeux, qui viennent tout juste de sortir.

écrit par Force Rose

Une réponse à “Alice in Graphicland”

  1. Nalexa s'exprime :

    Bon tu n’as pas vu le disney, il faut falloir y remédier quand même 🙂

Laisser une réponse