Trop cool pour Internet Explorer
Sep 06

La semaine dernière je vous disais que le mois d’août avait été chiant, certes. Il y a cependant un jeu qui est parvenu à égayer ce mois où Paris semble vide, où les rues sont désertes et les magasins fermés, où l’on se réveille un matin en se disant que ça y est, les aliens ont embarqué tout le monde vers une Terre meilleure et que merde, ils nous ont oublié en cours de route, et ce jeu, c’est From Dust.

Mesdames et messieurs, geekes et geeks, From Dust est un jeu français. Remercions donc nos amis d’Ubisoft et surtout Monsieur Eric Chahi (mais si, souviens toi, Another World en 1991, quand même).

À part ça, From Dust est surtout un God Game, soit un jeu de simulation divine pour les personnes qui s’envoient des courriels et qui créent le ramdam sur les sites de tchatche.
Sauf qu’il n’est pas question de diriger des troupes face à de quelconques ennemis. Il est par ailleurs impossible de contrôler directement la tribu sur laquelle vous êtes chargés de veiller. Ici la menace est également la solution : votre seul moyen d’intervenir est de manipuler les forces de la nature.

Et la nature a vite fait de vous rappeler la fragilité de la condition humaine : tsunamis, éruptions volcaniques, déluges… Il vous faudra pourtant fonder des villages en colonisant des totems. Ces même totems vous débloqueront des pouvoirs : manipuler la lave, geler l’eau, évaporer la pluie… indispensables pour parvenir à guider votre tribu au travers des 13 cartes du mode Histoire.

C’est donc manette en main que l’on modèle le monde de From Dust, bâtissant une digue, vidant un lac, détournant une rivière. Impossible de refaire exactement le même objectif deux fois ; la solution n’est jamais unique, la nature étant par elle-même imprévisible.
Car une des grandes réussites de From Dust est l’impeccable gestion de la physique des éléments : le comportement de l’eau, de la lave ou encore du feu est remarquable.

L’autre réussite est sans aucun doute sa direction artistique : l’univers du jeu est magnifique, l’ambiance graphique et sonore est tout à fait immersive et poétique à la fois. Une langue a même été inventée, mélange de dialectes existants.

La durée de vie du jeu est plus que correcte, puisqu’aux 13 cartes du mode Histoire viennent se rajouter 30 Défis, sortes d’énigmes chronométrées. Sans compter une certaine rejouabilité, due au principe même du titre.

Le seul reproche que je ferais est la certaine approximation de la jouabilité à la manette ; le curseur, ou souffle, que l’on dirige n’est pas franchement précis, et on s’arrache parfois les cheveux à colmater une digue ou arroser un incendie, surtout quand le temps presse avant le prochain cataclysme…

Le jeu est d’ailleurs également disponible sur Steam pour les joueurs PC, mais là malheureusement c’est face au grand vilain DRM que vous aurez à vous battre : impossible pour l’instant de jouer hors connexion, celle-ci étant indispensable à l’authentification, tant au lancement du jeu qu’au cours de celui-ci. Ubisoft a déjà déclaré travailler sur un patch supprimant cette contrainte.

Que vous soyez console ou PC, ça serait vraiment dommage de vous priver de ce titre original et poétique. Et un peu de chauvinisme, pour une fois, ne peut pas faire de mal.

écrit par Force Rose

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